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Avant Garde, Industriel, Atonaux



Artistes

Vous trouverez d'autres disques dans le label Extreme, dans ma page sur les "post-modernes", un peu plus loin.
    Art Zoyd

    Denis Frajerman

      Les Suites Volodine (Noise Museum : n.museum@infonie.fr), disque monstre, fabuleux, un vrai cauchemar, tout scintillant, grouillant de sons rigolos, de danses macabres, de machinettes ˆ tranchettes, de vieux chinois farfelus et de vent dans le ciel. En fait : quatre collages sonores (trs musicaux) très inventifs et joliment produits. Que les chorégraphes écoutent ! Sans doute indispensable.

    Heldon

        Une page en français sur : Heldon : marche plus.

    Peter Frohmader

      Cycle of Eternity (1992 - Cuneiform Rune 59 - Orkhêstra), malgré sa pochette new-age dans l'espace, est une musique complexe et fatiguante que l'on pourrait qualifier de fourmillement électronique. On pense presque à un Pinhas qui aurait bu trop de café. Ce sont des abstractions construites avec des sons de synthétiseurs (cliché ?) séquencés et mis en boucles de façon très inventive (tonalement et rythmiquement). Toujours intéressant, mais épuisant.

    Diane Labrosse

      Face Cachée des Choses (Ambiances Magnétiques / Orkhêstra) : "Voici une collection de sons bruts, parfois somptueux, non-aimables dans bien des cas. Un inventaire d'appareils, un étalage d'outils, un tas de machins, une série de traitement" (extrait des notes de pochette). C'est en effet un disque bien bizarre, bourré de sons crissants, de souffles, de couacs et de plaintes, des valses croquignoles, des bouts de ferraille. La variété des sons et des constructions (et il y a toujours des bouts de mélodie) fait qu'on ne s'ennuie jamais. La bande son cauchemardesque d'un drôle de rêve souriant...

    Laibach

      Avec Nova Akropola, ces yougoslaves bizarres ont propulsé le rock industriel dans une démesure qui fait froid dans le dos. Quelques morceaux sont chantés d'une voix sépulcrale, les autres pièces sont des instrumentaux d'apocalypse bourrés de rythmes de concasseuses et de cuivres d'autres temps. On dirait parfois qu'ils ont mis des micros dans la bataille de Stalingrad. Impact dramatique extra-ordinaire.
      Les autres disques sont à explorer. Laibach a fait de la parodie de chanson pop (de Life is Life aux Beatles), des sortes de messes noires glaciales, ou du Kraftwerk plus lourd et métallique. La grosse voix du chanteur fait un peu sourire...
      Jesus Christ Superstar (!) (CDStumm136 / Virgin) contient deux instrumentaux et une poignées de "chansons" qui rappellent un peu leurs débuts : cuivres déments et choeurs d'apocalypse (Magma, à côté, c'est du Rondo Veneziano), mais tout cela est un peu bâclé, malgré le côté surpompeux et "tellurique".

    Philippe Laurent

      Glorification de l'électricité (MPC-34135) est une sorte de musique industrielle somptueuse et dramatique. Dans chaque morceau, vous trouverez autant d'idées que dans 15 CDs du genre. Gros travailleur. Imaginez un Aubry alourdi, intense, onirique et inquiétant. Extrêmement recommandé aux chorégraphes...

    Magma

        Une page en français sur : Magma

    Mekong Zoo

      Minimal Dance (ReR Recommended / Orkhêstra) est un disque inclassable, avec des japonais. Un jazz-rock électronique avec un violon électrique et des surprises qui balancent, du commercial avant-gardiste, bien rythmé et un peu fou. Mélodique, mais toujours décalé. Ca peut donner mal à la tête.

    Patrick Mimran

      Roma, the City of Dreams and Nightmares (Atmospheric Records ATM7051-2 / Import) une "musique classique étrange avec des synthétiseurs" est passionnant et baroque : grandiose, parfois pompeux, rempli de cloches et de cuivres obliques, d'adagios décalés et de bois flottants, de choeurs imaginaires perdus dans les voûtes et de nappes de contrebasses. En prime, un des plus beaux adages de la musique électronique (9). Je n'ai pas classé ce disque dans la "new age" à cause de son harmonie bizarre : les harmonies utilisées ici sont étrangement modernes. Cette polytonalité donne une ambiance moderne, verticale et mouvante, une vraie architecture. Passionnant.

    Michael Nyman

      Vous vous doutez que Nyman se trouve aussi ailleurs dans ces pages. Le bonhomme cultive plusieurs jardins. On connaît le Nyman répétitif, baroque et farceur, ou celui plus romantique de La Leçon de Piano. Mais le Nyman "contemporain" est passionnant. Time Will Pronounce (ARGO 4402822 - Polygram) regroupe quatre commandes de 1992. Le premier morceau est chanté par James Bowman, accompagné par une musique foisonnante, multiple, répétitive et souple, à la tonalité floue. Le deuxième morceau traite de la guerre en Bosnie. C'est un morceau superbe, un dialogue entre un piano et un couple violon/violoncelle, parfois immobile, et survolté à d'autres moments. Le troisième morceau, uniquement au clavecin, peut rebuter. C'est un fourmillement incessamment changeant. La dernière pièce est pour John Cage : une musique beaucoup plus complexe tonalement, pour dix cuivres. Comme pour le reste de l'album, c'est un morceau varié, pensif puis narquois, sombre puis farfelu, une sorte de fanfare multiforme...

    Palo Alto

      Le Disque Dur (Organic (Grenoble) - contact : palo@club-internet.fr)
      Au cours de ce qui semble être un jeu entre l'abstrait et le sensuel, les fous de Palo Alto montent et démontent des architectures, et quand vous croyez avoir compris, ils posent le tout sur le côté et allument les trompettes électroniques. Chaque pièce explore ainsi plusieurs sentiers, et en jubilant s'il vous plaît ! Il en résulte une musique intellectuellement marrante, très visuelle, qui utilise les ressorts de la musique répétitive et celle des improvisations encadrées, sur un territoire qui se situe un peu entre Torgue, Can et Art Zoyd. Voilà une musique d'avant garde qui s'écoute en souriant, les chorégraphes apprécieront...

    Pelayo/Nubla

      Galvanada est un disque déjanté et malsain, comme si Jon Hassel rencontrait Pascal Comelade au Mexique. C'est un peu ennuyeux, mais ça pourrait servir à une troupe de danse contemporaine. L'instrument principal est la "digitalized bass clarinet", si. Introuvable ?

    Roedelius

      Sinfonia Contempora No.1 (Prudence 39861642) est constitué de quatre pièces dont l'une fait plus de trente minutes. Il s'agit de collages sonores flottants, les musiques de rêves doux et à peine inquiétants, faits de plumes et de bois, de vent et d'êtres bizarres et amicaux. C'est passionnant, à écouter la nuit, au casque, pour partir.

    David Torn

      Guitariste frippon. Cloud About Mercury (ECM-1322), avec Mark Isham, Tony Levin et Bill Bruford (rien que ça), est une petite perle d'invention. Aussi bien que le laisse prévoir la liste des artistes. Depuis, fait des disques très avant-gardistes, qui parleront à la tête des initiés, et pas beaucoup à leur coeur. Les chorégraphes y trouveront leur compte, peut-être...

    Zinkl

      Quatre CDs chez Prudence. Je ne sais pas d'où sort ce zouave, mais il faut à tout prix le surveiller !!! Le principe musical de cet individu baroque est de faire s'entrechoquer ce qui est le plus ringard (flûtes de pans, rythmes binaires idiots, synthés baveux) avec des formes contemporaines (dissonnances, variations incessantes). Bref, ça ne ressemble à rien, sauf peut-être à du Jean-Michel Jarre qui aurait trop écouté Messiaen, ou à du Art Of Noise qui aurait fait un stage chez Michel Portal. Incroyable, et un peu effrayant...




Labels & Distributeurs

Orkhêstra

    Orkhestra est un distributeur français qui collectionne les labels bizarres, comme Ambiances Magnétiques, AMF Music, Cuneiform, For 4 Ears, Impetus, In Situ, Intakt, Maya, Percaso, RecRec Music, RéR Recommended, SMI, Stupeur & Trompette...
    Allez les voir, c'est en français, leur site est complet : vous trouverez quelques lignes sur chaque disque, une mine d'or. C'est là :

New Albion

    New Albion est un label américain qu'on pourrait qualifier de "minimaliste". On est souvent proche de la musique contemporaine, mais avec je ne sais quoi de calme dépouillement qui fait la signature du label.
    L'adresse du label est :

    Il existe une bonne compilation, Portrait, qui permet de se faire une idée du "style New Albion".
    Ira J. Mowitz
      A la Mémoire d'un Ami est typique des disques de New Albion : minimaliste, calme, étrange, doux.

    Ingram Marshall

      Fog Tropes, chez New Albion (NA-002-CD - MSI) est une musique minimaliste, brumeuse et triste, faite de clusters, d'objets musicaux tendus et immobiles, ou de frissons de pianos. Belles ambiances...

    Stephen Scott

      Un fou qui fait des disques avec des gens qui frottent les cordes dans un piano. On peut appeler ça musique minimaliste.

ECM

    ECM est un label allemand très important, au carrefour du jazz et des musiques nouvelles. Cette partie va s'étoffer peu à peu : il y a tellement à explorer !... Vous trouverez certains ECM ailleurs dans mes pages (Voix, par exemple).
    L'adresse du label est :








Danse Contemporaine, Néo-Classiques

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