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"Post-Modernes"


A avoir en priorité

    Mick Karn

      Dreams of Reason Produce Monsters

    Soma

      Hollow Earth

    David Sylvian

      Gone to Earth


"Post-Modernes"

    Tohru Akada

      The Unknown Movie Theme (Sony Japon 32-Dh-5142) est une folie marrante et inventive, une sorte de Art Of Noise meets Sakamoto à Saint Tropez. Kitsh et ébourriffant.

    Alesini/Andreoni

      Dans Marco Polo (Materiali Sonori MASO CD 969 - Media 7), ces deux italiens ont réussi le prodige de réunir Harold Budd, Roger Eno, David Sylvian et David Torn ! Sylvian y est royal. Le résultat est un peu hétérogène mais passionnant, dans la lignée de ce que faisait Sylvian avec Gone to Earth.

    Michael Brook

      Guitariste qui

    Mychael Danna

      Vous retrouverez Danna (le canadien qui a fait la musique d'Exotica), dans bien d'autres pages que celle-ci (Voir Piano/Celtique/Orient). The Adjuster (Varese Sarabande VSD-5674 / Arcade) est un kalédoscope absolument magnifique, qui explore des voies multiples, entre le classique et Harold Budd, entre le Passion de Gabriel et Phil Glass. Il s'agit de trois musiques de films pour Atom Egoyan.

    Deux Filles

      Gemini et Claudine sont deux filles enluminées. Silence & Wisdom est de la famille de Durutti Column et de This Mortal Coil, mélange de naïvetés et de déploiements nocturnes. Très beau travail sur les sonorités.

    Durutti Column

      Guitariste au son unique, compose des chansons automnales et fragiles, puis de longues plages instrumentales désuètes et contrastées où piano, guitares, trompettes et boîtes à rythme dessinent des paysages. Fait maintenant dans une techno dépouillée et un peu vide.

    Brian Eno/David Byrne

      My Life in the Bush of Ghost (EGCD48 - Virgin 1981) ne ressemblait à rien du tout quand il est sorti. C'était de la house music avant même qu'on sache que ça existait : des tapis de percussions, des basses impossibles et surtout des bruits venus de partout, des preachers américains aux muezzins de moyen-orient. Là-dessus, un sens de la mélodie incroyable. Bref, un truc dansant impossible qui s'approche parfois de ce que faisait Talking Heads à la même époque. Ecoutez ce qui se fait (Natacha Atlas, Loop Guru) en 1996 juste après ce chef-d'oeuvre, et vous verrez pourquoi ces deux-là avaientt 15 ans d'avance...

    Jansen/Barbieri

      Batteur extraordinaire, et clavier impressionniste, tous les deux issus de Japan. Souvent accompagné par les copains, Mick Karn le bassiste, et David Sylvian. Des esthètes. Worlds in a Small Room est, je pense, introuvable. C'est un disque excellent, entre la musique électronique et les douceurs mélancoliques d'Harold Budd.
      Stories Across Borders (CDVE908 - Virgin Import 1991) est une réussite, un univers un peu bizarre, un festival de percussions (fines, douces, complexes) et de sons clignotants ou en arches. Toujours romantiques, il me semble, sans jamais être bêtes...

    Mick Karn

      Le bassiste de Japan a fait plusieurs disques passionnants. Il faut à tout prix avoir Dreams of Reason Produce Monsters, un disque noir, en velours, nocturne, bourré de piano et de percussions, de basses inventives et de clarinettes; si cette page avait un top-ten, il serait dedans. Et parfait pour mes ami(e)s chorégraphes (à part un ou deux morceaux chantés par David Sylvian). Indispensable.

    Ryuichi Sakamoto

      Japonais électronique, passé des bizarreries de YMO à une espèce de pop insaisissable et multitrucs. L'aboutissement est Beauty, une vraie réussite, un choc réussi de sons et de cultures.

    David Sylvian

      A priori, il n'a rien à faire ici, puisque c'est un chanteur. Mais vous trouverez toutes sortes de merveilles ambiantes sur Gone to Earth, dont la moitié est instrumentale. Grand chef-d'oeuvre !
      Ryuichi Sakamoto a composé pour Sylvian le triste et doux

    Russel Mills

      Undark 3396 (Em:t - Media 7) est un projet de Russel Mills, le graphiste qui fait les pochettes de David Sylvian et de Eno. C'est une collaboration avec, accrochez-vous, David Sylvian, The Edge, Michael Brook, Brian Eno, Bill Laswell, Roger Eno, le tout chapeauté par les deux fous de Miasma.
      Dans la lignée de ce qui se fait chez Em:t, il s'agit d'une musique entre Eno et la trip hop/ambient techno, ou des étages de sons samplés et des voiles de sons électroniques errent sur des rythmiques lentes et compliquées. Un a un, les artistes sus-cités interviennent. Les boucles limpides et froides de Brook précèdent des clusters de violoncelles ou la voix blanche de Sylvian. Malgrè tout ça, c'est très bien, mais pas exceptionnel. Il manque le p'tit truc en plus (mélodique ?) qu'on trouve dans Passion de Gabriel, les disques de Brook ou des frères Eno.

    U2/Eno : Passengers

      Passengers, Original Soundrtracks 1 (Islands 5241662 - Polygram) est ce qu'on pouvait attendre d'une collaboration Eno/U2. Quelques chansons intimistes et bizarres, une poignée d'instrumentaux originaux. Pas mal, sans plus...


Labels & Distributeurs

Extreme

    Extreme est un label australien tout à fait inclassable (c'est pourquoi il est dans cette page !). Entre Eno, la techno et le rock industriel, les disques d'Extreme sont toujours bourrés de surprises.
    L'adresse du label est :

      LIANE : Extreme

        Kato Hideki

          Hope & Despair (XCD036 - TMS), pour piano, percussions, sampler, basse, guitare, harpe et trombone, un disque dissonnant, nocturne, bizarre, calme, une musique contemporaine pleine de nuits et de bizarreries, dépouillée et "visuelle". Pas mal du tout.

        Land

          Land (XCD032 - TMS) : un percussioniste, un trompettiste, un guitariste, et Jeff Greinke, pour un disque étrange et sensuel, qui aurait pu être chez ECM, calme et discordant, hanté par des voix torturées ou appelantes, parfois immobile dans une nuit chinoise, parfois dansante dans un jazz malade et futuriste. Le disque s'ouvre et se referme sur des morceaux qui auraient pu venir de chez Jon Hassel ou Michael Brook.

        Lights in a Fat city

          Sound Column (XCD023 1993 - TMS). Quatres longs morceaux. 1 : quelques sons résonnent autour d'un didgeridoo monotone. 2 : dans un voile sonore immobile, quelques flûtes font des appels, quelques objets font des apparitions. 3 : autour d'une note grave (bourdon ?), horizontalités improvisées diverses et percus multiples. 4 : autour de la même note (!), quelques notes de "hybrid harp" qui tombent comme des gouttes.
          Tout cela est un peu léger...

        Merzbow Right Brain Audile (Masami Akita)

          Music for Bondage Performance (XCD008 - TMS) est usant. Il s'agit d'une superposition de bruits, grincements et autres saturations. Avant-gardiste, et maladif.

        Mo Boma

          Myths of the Near Future 3 (XCD035 1991 - TMS) est littéralement excellent. Rythmes élaborés, claviers multiples en nappes, sonorités et ambiances variées. Parfait pour débuter dans le label. Pour les amateurs, on dirait du Jansen/Barbieri travaillant avec Robert Rich, Michael Brook et Sakamoto chez Em:t. Si si c'est possible ! Un des meilleurs disques du label, avec le somptueux Soma...

        Muslimgauze

          Muslimgauze, ce sont des gens (politisés certainement) qui trafiquent plein de batteries, boîtes à rythmes et percussions diverses (ils aiment les cymbales !), mais ne semblent pas s'intéresser à l'harmonie. Leur disques sont donc faits de percussions et de bruits divers, ce qui finit par être ennuyeux...
          Intifaxa (XCD002 1990 - TMS) : des percus, des percus, des percus, et quelques sons électroniques.
          United State of Islam (XCD007 1991 - TMS), avec le Percussion Ensemble of Iran : idem.
          Citadel (XCD 026 1994 - TMS) est beaucoup plus intéressant. Les percussions sont plus travaillées encore et produites de façon à s'intégrer plus finement aux quelques mélodies enfin apparues...

        Jim O'Rourke

          Remove the Need (XCD018 - TMS), quatre morceaux enregistrés live, une succession d'ambiances horizontales, noires, dépouillées. Un travail maladroit avec les samplers, sur des durées étirées un maximum. Tout à fait ennuyeux.

        Pablo's Eye

          You Love Chinese Food (XCD031 - TMS). 21 petits morceaux. Beaucoup de sons "trouvés" (samplés), de voix venues nous parler d'on ne sait où, des nappes de claviers et quelques percus fines comme des aiguilles. C'est climatique, minimaliste, tout léger, bien vu. On dirait parfois du Laurie Anderson. Parfois seulement, les batteries emmènent le tout dans d'autres contrées. Proche du label Em:t (voir la page "techno"). Très varié.

        Robert Rich

          Trances / Drones (XLTD 001 - TMS). C'est un double album, et six morceaux (de 12 à 29 minutes). Ce sont de superbes "paysages sonores" au sens de Brian Eno. Musiques immobiles, nocturnes, immensément douces. Tout cela est très réverbéré (comme si c'était joué dans une cathédrale ou une grotte). Splendide, mais il faut aimer ça !

        Social Interiors

          The World Behind You (XCD029 - TMS); "a surprisingly coherent and sombre soundscape for aural navigation" est un travail sur le son, sur les samples. Il n'a a pas de mélodie, mais juste des ambiances, parfois calmes, plus souvent angoissantes et perdues, non pas urbaines et industrielles, mais habitées de cris indéfinis, d'échos de voix, de vieilles cloches ou brindilles et de vents qui rampent. C'est "visuellement" superbe, un vrai goût de fin du monde !

        Soma

          Hollow Earth (XCD028 - TMS) est peu être le plus "techno" de tout le label, mais d'une invention (mélodique, rythmique) peu commune ! Il y a des tonnes d'idées par morceau, un vrai régal pour les oreilles. Une débauche de timbres incroyables, comme si Yello faisait de l'industriel avec Propaganda, Art of Noise et Alan Wilder ! C'est du très haut de gamme. Grandiose !
          The Inner Cinema (XCD038 1996 - TMS) est tout aussi passionnant, bien que moins spectaculaire dans les percussions. Mais c'est toujours varié et surprenant. On navigue entre Badalamenti et Art of Noise, entre la musique indienne et Hugues le Bar. Un vrai cinéma intérieur, comme ils disent...

          LIANE (Yahoo) : Soma Home-Page

        Trost

          Fetish Park (XCD037 - TMS), musique électronique en paysages cathédralesques. Ca crisse, ça grince, ça plane (dans le noir). Une production très travaillée participe aux ambiances. Parfois inquiétant et fourmillant, parfois écrasant et lourd. Une musique noire et gothique, particulièment visuelle, variée, entre les ruines, les machines, et un ciel de folie. Futuriste et vraiment très bien fait...
          Parfait pour les chorégraphes (parce qu'il y a plein d'événements dans chaque morceau) et tous ceux qui veulent illustrer la fin du monde ou des villes dévastées.

        Vidna Obmana

          The Spiritual Bonding (XCD027 - TMS) est produit par Steve Roach, et Robert Rich participe. On est donc dans les grandes réverbérations, avec des longs appels de flûtes autour de colonnes sonores quasi immobiles, ou des vibrations de didgeridoos dans de brillants rideaux de claviers, ou sur des percussions ralenties. C'est tout aussi bon que les Rich/Roach (voir la page suivante).

    "Endroits Sonores", c'est plutôt bizarre comme expression non ? L'idée vient de Brian Eno je pense. Toute musique, quasiment, est basée sur le temps, c'est à dire que chaque morceau de musique a une intro, un début, des développements plus ou moins élaborés et une conclusion. L'idée même de mélodie est un "déroulement" dans le temps.
    Déjà, les boucles infinies de T. Riley pervertissaient le rapport au temps. On se mettait presque à surveiller la musique et ses pulsations pour déceler les évolutions du temps...

    • Eno, avec Ambiant 4, On Land inventa non pas une musique qui se "déroule", mais une musique/endroit, une ambiance sonore qui ne progresse pas. Comme si vous étiez dans une pièce ou un paysage, et que des objets vivaient dans cet endroit, sans "suivre" une basse ou une mélodie. Eno explique sur ses pochettes de disque que la musique ne vous appelle pas tout le temps, elle vous laisse vivre. C'est un peu la différence entre la télévision et un tableau accroché au mur. Le tableau, vous êtes content qu'il soit là MAIS VOUS N'ETES PAS TOUT LE TEMPS EN TRAIN DE LE REGARDER.
      L'avantage est multiple : c'est une musique qui ne vous casse pas la tête (vous pouvez écouter ça des heures), et c'est une musique qui évite tous les lieux communs habituels new-age, qui sont plus stressant qu'autre chose...






Endroits Sonores

    Brian Eno

        Quelques disques d'Eno illustrent parfaitement l'idée d'endroit sonore.

    • Ambiant 4, On Land (EEGCD20 / Virgin Import) est une suite de plusieurs morceaux qui sont entre la bande sonore et la musique. C'est indiscutablement nocturne, un disque de nuit, fait de milliers de petits éléments bruissants. Vous croirez entendre une cloche, ou des battement d'aile, ou une plainte d'animal blessé, dans des bruits de grillons et surtout une quantité de VOILES de sons, des vapeurs, je ne vois pas d'autre métaphore possible. Ce disque est magnifique, mais peut paraître inquiétant pour beaucoup, bien que tout celà soit PAISIBLE.

    • Thursday Afternoon (Opal EG 8274942 / Virgin Import) est un chef d'oeuvre, dans le genre. Un seul morceau de plus d'une heure, un voile d'accords dorés qui s'approfondit lentement, et dans lequel nagent toutes sortes de sons très doux. Beaucoup trouvent ça aquatique. Si c'est le cas, il y a du soleil dans l'eau !

    • Apollo, Atmospheres & Soundtrack (EGCD53 / Virgin ) (dont un titre est utilisé dans la fameuse scène des toilettes dans Trainspotting) est particulièrement intéressant, parce qu'on passe progressivement d'un style à l'autre. Les quatre premiers morceaux sont dans le style d'Ambient 4, le cinquième est un rêve qui ressemble à ce qu'il a fait ensuite pour le film Dune, puis on "monte" dans une espèce de musique irréelle mais plus mélodique pour finir sous les étoiles. Prodigieux !

      Autres titres :
      Neroli (All Saints Records / ASCD15) est le pendant nocture de Thursday Afternoon, quelques grappes de notes qui résonnent dans le noir. Shutov Assembly rassemble des morceaux plus courts, c'est un peu la suite d'Apollo, mais en plus scintillant. C'est celui par lequel il faut commencer...

The (unofficial) EnoWeb

    Robert Fripp

      Eno a inventé pour Robert Fripp ce qu'on a appelé les "frippertronics". Il s'agissait de deux magnétophones Revox bouclés ensemble. Quand un son est émis dans le système, il disparaît, puis revient quelques secondes plus tard, un peu atténué, donnant l'impression d'un artiste qui peint indéfiniment sur la toile qui, peu à peu, se délite.
      Fripp a fait quelques albums sur ce principe, dont l'étonnant Evening Star (EEGCD3 / Virgin), avec Eno. Une musique basée donc sur le balancement, parfois légère comme une plume, parfois inquiétante et tendue...
      Les autres tronics sont passionnants, fascinants, mais un peu abstraits. Fripp maintenant fait ça avec des delays numériques (séries de concerts sur CD) et intègre ça a des musiques plus normales (comme dans l'extraordinaire Gone To Earth de David Sylvian).

    Richard Pinhas

      Mister Pinhas se trouve ici pour un album, le dernier : De l'Un et du Multiple (Spalax 14994). 11 Morceaux à la guitare, basés sur l'idée des boucles fuyantes, comme pour les tronics de Robert Fripp. Le son obtenu est tout à fait splendide, lisse et vivant, et la construction en "strates" peut vous emmener dans de curieux endroits.

    Michel Redolfi

      Apprenez à naviguer dans les immobilités aquatiques de Détours (MM303 - MSI). Les claviers sont en nappes horizontales, et quelques animaux subtils naviguent ça et là. Comme semble l'indiquer la pochette intérieure, ces douceurs crépusculaires naviguent entre l'eau et les nuages


Futuristes Primitifs

    Jon Hassel

    Jorge Reyes

      Mexicain fou. Proche des planances technologiques et primitives de Steve Roach, mais on pense parfois à Jarre, Hassel, ou Art Of Noise, si. S'amuse bien avec les samplers, les percus, les bruits de partout. Je vous conseille Comala, sur le label espagnol Geometrix (GR-05).

    Steve Roach

      Important. Fait de longs disques basés sur un modèle : tapis de percussions lentes, réverbérées, et synthés a-mélodiques, instruments primitifs (didgeridoo, bâton de pluie, etc...). Un climat fabuleux, envolé et nocturne. Prolonge, en fait, et beaucoup plus loin, les fameuses plages infinies de Klaus Shulze. A tendance à faire toujours plus ou moins la même chose. Commencer par Soma ou Strata, avec Robert Rich, ou Origins, bizarre et primitif.

    Gabrielle Roth

    Tuu

      Ils font une musique pensive à la Rich/Roach, mais un peu plus mélodique. Beau travail sur le souffle de la flûte.


Percussions

    Steve Shehan

      Percussioniste à palette étendue. Arrows (Made to Measure MTM-26-CD) est un disque moite, mystérieux et tellurique. Idéal pour compléter Passion de Peter Gabriel. Inconvénient : lacunes mélodiques évidentes.

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      Si vous aimez les percussions vous pouvez aussi aller voir Muslimgauze dans la page "post-modernes".








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