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Minimalistes, Répétitifs



Artistes

    Philip Glass

      Passionnant personnage ! Il existe une bonne compilation (triple CD) chez Sony. Il faut connaître ses opéras (une autre compilation les présente), minimalistes, très incantatoires, ou remplis de déluges de choeurs fous. Il a fait de nombreuses musiques de film : Mishima, souple et grandiose, Koyaanisqatsi, extraordinaire, Powaqqatsi, multiple, Anima Mundi, pas cher, Secret Agent, nocturne et sensuel, Kundun, un peu lourd, et d'autres BOF jamais sorties en disque, comme Candyman, Hamburger Hill ou Une Brève Histoire du Temps. En musique de chambre, son chef d'oeuvre est Glasswork, miraculeux, puissant, serré. Ses Quatuors (interprétation Kronos Quartet) sont magnifiques. Solo Piano est mou, Itaipu et Low Symphony sont pompeux (pompants ?). Il a fait des concertos, à connaître, un opéra nul sur La Belle et la Bête, un disque clinquant avec Ravi Shankar (Passages), un autre (Screens), arabisant et magique, une perle minimaliste (Photographer), des bêtises électroniques (1000 airplaines), un truc avant-gardiste vraiment intéressant (Hydrogen Jukebox), une autre symphonie d'aprè Bowie et Eno : Heroes, vraiment bien; bref, il n'arrête pas. Ses premières oeuvres sont vraiment répétitives, et suantes. Pour commencez, jetez-vous sur Koyaanisqatsi, Glassworks et la compil des opéras : c'est monstrueux.

      LIANE : Glass Pages : superbe page web, avec des extraits à écouter, une page complète par album, etc. Beau travail.

    Steve Reich

      Quand Glass fait des arpèges, Reich pulse. L'autre pape de la répétitive américaine a fait un chef-d'oeuvre absolu : Music for 18 Musicians (ECM), délicat et puissant crescendo, vraiment extra (ressorti chez Nonesuch : moins bien). Octet est plus contrasté, superbe. Sa Desert Music est proche de Magma, ou de Stravinsky : sauvage, lyrique, énorme et sec. Il faut connaître ses Different Trains et son City Life, où il intègre des bruits "musicaux" à sa musique. Son opéra The Cave est intéressant. Drumming est rasoir, et Tehillim un peu aussi malgré de beaux passages. Sextet est délicat et magique. A suivre !

      LIANES : Steve Reich, confuse, mais en français. Steve Reich Pages, ou Electronic Counterpoint

    John Adams

    T. Riley

    La Mounte Young

    David Borden

      The Continuing Story of Counterpoint (3 CDs, chez Cuneiform (Rune 16, 21 et 28) - Orkhêstra) est très proche des travaux de Reich pour Music for 18 Musicians : Une musique répétitive vigoureuse et fascinante, qui vous happe. Si vous n'êtes pas en forme, c'est aussi énervant qu'un nuage de moustiques.

    Simeon Ten Holt

      Canto Ostinato (Emergo / Musidic) plus de 75 minutes de musique répétitive au piano. Il y avait de quoi se méfier, mais c'est bien comme tout ! Ca va intéresser avant tout les amateurs de Steve Reich et surtout de Wim Mertens : il s'agit de deux pianos qui tricotent, de facon tout à fait mélodique, infiniment.


Autres

    Mike Oldfield

      Oldfield a été influencé par Riley, je pense, d'où le début de Tubular Bells, tout en boucles dorées. C'est toujours un disque incroyable, arrangé d'une façon que vous ne retrouverez jamais ailleurs...
      Incantation est une oeuvre répétitive beaucoup plus lyrique (beaucoup de choeurs), où il développe une magnifique science du crescendo.
      Deux autres disques de Mike Oldfield (Hergest Ridge et Ommadawn) sont plus paisibles et celtiques, mais contiennent ce genre de boucles. La fin de la première partie d'Ommadawn est un monument de crescendo. La discographie d'Oldfield est régulièrement traversées de moments "bouclés" (comme la fin de la première partie de Platinum et ses "hi ha ho" empruntés à Phil Glass).

    Tangerine Dream

    Wim Mertens

    Michael Nyman

    Cro Magnon








Piano

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