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...et c'est en pleine construction...


    D'abord, mettre Carole Laure, Bartok et Neil Young sur une même page, non, tout de même, c'est pas permis !

    Bon, "James !", c'est pas une encyclopédie, ni ma discothèque intégrale (quel intérêt ?). C'est juste une liste de disques qui m'ont frappé. Et puis, si vous faisiez votre page, vous ?

    Attention : la liste des disques est un tableau : vous pouvez attendre un peu avant qu'il apparaisse...

    Bonne visite !

    Une page qui ressemble : http://perso.infonie.fr/edwood/disco-ideale-edwood.htm









Abba

The Visitors (1981)

Ah non ! Pas Abba ! Faut pas exagérer !
Dès les premières secondes, on n'est plus du tout en terrain connu, les voix sont plus métalliques. Le clinquant habituel semble faux, éteint. Les voix d'anges font "déguisées". Sur le rythme incroyable de "Soldiers", les claviers se font étranges, la basse semble ivre, et on voit la neige partout. Les refrains de Noël disent "one of us is crying...", et dans "The Day Before you Came", on est sûr qu'Agnetha va éclater en sanglots. Après le faste de Super Trouper, il s'agit de leur dernier disque, tout rempli de crépuscule et de pluie. Il y a une fêlure dans chaque morceau. C'est peut-être le seul disque d'Abba qui n'a par marché. Magnifique !

Art Of Noise

Daft

Collages impossibles et fêtards des sons les plus improbables (trompettes folles, moteurs gras, éternuements de tortues) avec un sens musical inouï, une fabuleuse science du rythme, une production ciselée jusqu'au délire, une bonne dose de dérision et un gros sens de la fête. Enorme ! Hélas, c'est à peu près leur seul bon album (le groupe a perdu un à un tous ses membres...).
Ce travail (musical) avec les samplers n'a que peu d'équivalents : Peter Gabriel (IV), Mike Oldfield (Five Miles Out ou Killing Fields) et Kate Bush (Hounds of Love) savaient utiliser ces machines-là. On a pu prolonger Daft avec Welcome to the Pleasuredome de Frankie Goes to Hollywood et le premier Propaganda. AUCUN équivalent actuel, mille et mille fois hélas, sauf chez Fat Boy Slim, qui sait aller très haut, et, bien sûr : Moby.

Martha
Argerich

Great Pianists of the 20th Century

"Argerich défie toute analyse", disent les notes de pochette. Une pianiste enflammée pour un programme épuisant : le 3ème de Rachmaninoff, motorique, le 3ème de Prokofiev, époustouflant, le concerto (ainsi que quelques bijoux de piano) de Ravel, pure merveille mélodique, et du Liszt, et du Bach (Partita 2) pour lier le tout. Rien que des versions de référence... Extraordinaire !

Bach

Le Clavier bien Tempéré - (Glenn Gould)

Comment parler de ces deux double-CD en disant autre chose que "chef d'oeuvre" ? L'oeuvre (48 fugues) est un sorte d'"exercice" pour piano seul (un prélude et une fugue par tonalité). Gould exagère, c'est connu : il fait ça comme personne, et il chantonne dans le micro. C'est monstrueusement bien joué, "habité", chatoyant, fabuleux, infini. Vous en aurez pour des années de découverte... Absolument indispensable !

Bartok

Musique pour Cordes, Percussions et Celesta
Concerto pour Orchestre

Bla

Franck Black

Franck Black (1993)

Après Abba, ça change un peu : Black, chanteur chez les Pixies, fait son gros malin. On dirait qu'il chante dans une bouteille. Ses textes n'ont ni queue ni tête (ahhhh !). Il fait une sorte de trash rock pourri, exagéré et faussement simple : tout est dissonant, absurde, plein de fausses notes. Sa guitare n'est parfois pas si loin de celle de Fripp (la longue intro multiple de "Ramona"). Une efficacité stupéfiante (les saxos de Fu Manchu, et leur poursuite guitareuse en modulation qu'on aurait pu entendre chez... Yes !), et un grand sens du riff acoustique. Un rock faussement simple, oblique, très drôle. Indispensable, ma foi.

Brahms

Concerto pour Violon - (Perlman/Giulini)

Interprétation idéale d'un concerto jouissif. Un vrai fleuve de musique !

Brahms

Requiem Allemand - (Schwartzkopf/Klemperer)

Brahms, je n'arrive pas à l'expliquer. L'interprétation ici est vertigineuse. Klemperer dessine une cathédrale, ses choeurs sont monstrueux, massifs, vivants. De ces architectures verticales émergent de fantastiques voix (Fisher-Diskau et Schwarzkopf) dans une oeuvre qui ne sacrifie jamais aux badaboums lyriques comme on entend chez Orff ou Verdi. Quelles hauteurs !

Brahms

Alto Rhapsodie/Schicksalslied/Nänie/Gesang des Parzen - Abbado - DG

Quatre pièces chorales de Brahms. La Rhapsodie pour contralto est une sorte de déroulement lyrique et sombre autour d'un texte de Goethe, comme une spirale (on revient toujours à une certaine phrase). Sublime, et à écouter aussi par Janet Baker. Schickslalslied est prodigieux pour sa rythmique interne, légèrement pulsante ou en attente, et Abbado sait jouer avec les escaliers de choeurs. Que dire (jouir ?) de l'explosion centrale. De la magie, sans aucun doute !

Brückner

Symphonie No 9 - Karajan - DG 4299042 (1966)

Une immense symphonie en trois mouvements (la mort a emporté Brückner avant qu'il ne finisse), un véritable océan de sons. On rappelle souvent que le compositeur était organiste, et de fait, l'orchestre (ah, les cuivres !) travaille souvent en "strates", en couches sonores. Les thèmes s'imbriquent, disparaissent, reviennent :c'est de l'or ! Karajan emporte le meilleur orchestre du monde vers des sommets, impose des couleurs splendides. Vertical, compulsif et fabuleux. Que dis-je : titanesque !

Harold Budd

Lovely Thunder (1986)

La neige... C'est toujours à la neige que me fait penser ce disque merveilleux. On y voit des étendues blanches, du cristal, de la lumière. Un disque infiniment tranquille et... "horizontal". Le piano (lourd, doux, irréel) se pose sur des paysages subtilement vaporeux. Parfois, tout s'arrête, on perçoit une sorte de tonnerre, au loin. Budd a des coups de génie, comme dans cette "Valse pour la fin du Temps", qui descend obliquement des aigus vers les graves.Tout cela est doucement hivernal, et parfaitement mélancolique. Vous voyez en tout cas comme ça me rend poétique ! ;-)

Harold Budd
Brian Eno

The Pearl

Un disque de brume ou de pluie, triste et limpide, irisé par les boucles et textures imperceptibles d'Eno. On peut penser à Satie. Le son du piano de Budd est alourdi, ralenti, et Eno dépose ces lourdes gouttes sur des sortes de décors transparents, imperceptibles, presque immobiles. Tout ça est donc, je vous dis, pour l'automne et les tristesses des après-midi ralenties.

Debussy

La Mer

Depeche Mode

Violator

Perle sur perle : Leur chef-d'oeuvre. La production en est parfaite : ça respire, les constructions sont limpides, avec ce qu'il faut de bizzareries (les cordes obliques de Halo) et comme toujours en crescendo. Tout l'album est nickel. Ils ont simplifié leur "depechemoderies", et les sons semblent surgir d'une sorte de nuit, et ça construit, ça construit : des vrais mécano, une vraie horloge suisse. Bravooooooo.

The
Durutti Column

Another Setting

Qui se souvient encore de Durutti Column ? Vini Reilly, guitariste "à écho", est passé d'une new wave "Joy Division dans les arbres" (on pourrait dire que c'est un peu comme l'admirable Faith, de The Cure, mais sans le plomb), à une sorte de musique de chambre avec trompettes et boîtes à rythmes d'enfantines (Without Mercy), jusqu'à une sorte de techno d'araignées et de vent. L'équilibre, ici, est parfait. Une new wave de chambre, avec guitares délicates et hautbois endormi...

Dutilleux

Symphonies 1 & 2 - (Baremboïm)

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Danny Elfman

The Nightmare Before Christmas

Comédie musicale parfaite, exagérante et rigolote. Ballades sublimes. Orchestres enflés. Grandiozzzze !

Brian Eno

Thursday Afternoon

Un morceau d'une heure, tellement calme qu'on n'y croit pas : Un seul accord, un jeu sur les cycles et la profondeur du son, un disque bleu comme le ciel des dimanche de gel et de soleil, aquatique, reposant comme un cloître, tellement paisible... Du "planant abstrait" à écouter en boucle.

Brian Eno

Shutov Assembly

Froid, lent, presque immobile, des décors, quelques souffles, des carillons lents, une douceur froide, d'émail, perlée. Merveilleux disque !

Freur

Doot Doot

De la new wave grandiose et farfelue. N'oubliez pas que les Freur s'appellent maintenant... Underworld ! Ca ressemble à du Ultravox comique, un peu bourré au calva. Avec un sens du crescendo "à la Depeche Mode". Magique !

Peter Gabriel

Passion

Tissages rythmiques, recherches de timbres, production, mise en sons des instruments traditionnels et des électroniques, le tout avec un vrai propos, et une très très belle science harmonique. Vraiment extraordinaire ! La grâce...

Philip Glass

Glassworks

Des boucles, en musique de chambre. Pianos enivrants, mini-orchestre fou. C'est abstrait ET sensuel, triste et très dynamique. La musique répétitive dans toute sa splendeur, son exagération : les tempi sont trop rapide, le piano du début n'en finit plus de tricoter : Ça passe ou ça casse ?

Philip Glass

Koyaanisqatsi (Version 2)

Jon Hassel
Brian Eno

Fourth World : Possible Music

Un disque lent, moite, obsédant comme le désert. La trompette de Jon Hassel est une longue plainte, et joue avec le vent d'avant les orages. Le tout respire sur des tapis électroniques doux comme de la gaze, et quelques percussions flottantes... Un disque chaud et respirant, bizarre,pour faire l'amour quand il y a de l'orage, dehors, ou quand on crève de chaud.

Mick Karn

Dreams of Reason Produce Monsters (1987)

Les instruments semblent sortir de terre, les clarinettes sont lourdes, les basses ronflent, les percussions sont vivantes. Mick Karn, ex-bassiste de Japan, fabrique des musiques pour la nuit, avec des respirations et des tambours, des choeurs d'enfants, des tapis lourds, des voiles africains, de l'argile. Complètement "hors norme" (ça ne ressemble à rien du tout que je connaisse), un disque de nuit, donc, une musique râpeuse et sensuelle, de braise, terre, herbe, vent, construite de façon diabolique. De temps à autre, la voix de David Sylvian apparaît.

Metric

1st Album

Mozart

Concertos pour Piano - (Anda)

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Mike Oldfield

Amarok

Jamais un disque ne m'a rendu aussi heureux que celui-là ! Je ne sais pas ce qu'avait pris Oldfield quand il a composé ça... C'est, en un seul morceau de presque une heure, une suite ininterrompue de délires, de crescendos incroyables, de valses de nains, de sifflets tordus et choeurs verticaux, guitares flamencos et percussions tissées. Jamais entendu autant de sons différents, autant d'idées folles ou ravissantes, autant de surprises en somme que dans cette architecture incroyable, qui se termine en un triple crescendo africain emboîté. VRAIMENT démentiel !

Mike Oldfield

Hergest Ridge (1974)

Tout le monde connaît Tubular Bells, mais pas ce disque, qui suit immédiatement. Il s'agit encore de deux longues plages instrumentales. Mais autant Tubular Bells est baroque, kaléidoscopique et ma fois assez délirant, autant Hergest est lent, nocturne, magique, presque inquiétant. Oldfield a écrit une mélodie vocale incantatoire, longue et noire (début en marches obliques de la 2ème partie), et les choeurs en décors forment d'immenses nuages. Superbe thème principal, tricoté avec des hautbois et drôles de synthés en velour aigu. C'est époustouflant de bout en bout, un vrai spectacle !
On peut si on veut prolonger le plaisir avec l'album suivant : Ommadawn, plus doux et flottant, dont la fin "rebirth" de la première partie, sorte de crescendo étoilé afro-celtique, est merveilleuse.

Pergolese

Stabat Mater

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Richard Pinhas

Iceland

Voilà : Vous volez lentement, la nuit, au-dessus du Pôle. Autour de vous les machines crissent et chantent, en un adagio glacial, paisible, crépusculaire. Des halètements d'esprits électroniques viennent vous inquiéter, des horloges viennent hanter vos cauchemars, et vous vous envolez (Greenland), à la fin, vers un soleil froid...

Prokofiev

A. Nevsky/Suite Scythe/L. Kijé- (Abbado)
Deutsche Grammophon 447 419-2

Nevsky, ce fut d'abord la musique du film d'Eiseinstein, c'est énorme, épique, avec des choeurs et des batailles : la musique de Conan, à côté c'est du Rondo Veneneziano. La Suite Scythe est une merveille absolue. Elle commence par une marche véritablement hurlante, qui semble décrire la mort d'une armée de fous, et qui s'endort dans une sorte de nuit merveilleuse. La 2ème partie semble à nouveau (on dirait du Magma !) décrire une armée proche du combat. Ce monument s'engouffre d'un seul coup dans une cataracte de cordes souples, puis le tout remonte dans d'incroyable combats musicaux. La nuit "debussyienne" de la 3ème partie est bienvenue ! L'oeuvre se termine par une dernière partie complexe et bourrées d'idées. L'histoire du Lieutenant Kijé donne une musique un peu plus légère, presque comique. Le thème a été repris par Sting dans "Russians".

Propaganda

A Secret Wish

On sent bien que c'est l'équipe de Art of Noise et de Frankie Goes to Hollywood. J'aime cette électro-pop en technicolor, bourrée d'effets spéciaux électroniques et de bons gros sons fous (et P-Machinery, vous vous souvenez ?). Plus personne ne fait ça, à part les mêmes : Trevor Horn produit Seal, les mecs de Art of Noise font Prodigy (si si, je suis sûr que vous ne le saviez pas), et Miss Dudley des musiques de films. Qui ose encore faire cette double lecture entrelacée d'un même morceau (Jewel/Duel) ? Qui fait encore des "machines à danser" avec du cerveau musical (Dr Mabuse !). Pet Shop Boys s'alourdit, et KLF s'est sabordé... Never Look Back, dit Claudia. Ah bon.

Steve Reich

Music for 18 Musicians

Pulsations ! Une seule pièce, de près d'une heure, sorte de tissage pulsant horizontal, mais avec des escaliers, du suspense, des halètements et des surprises. C'est construit comme par un diable fou et méthodique, une vraie course sans fin. On peut penser à une énorme fugue de Bach mécaniquement accélérée. En fait, c'est très facile à découvrir et énergisant en diable,et infiniment plus "transe" que les âneries technos habituelles. A été réenregistré récemment par l'auteur, mais c'est moins bien.

Royksopp

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Tim Story

Beguiled

Musique de chambre rêveuse, construite comme boîte-à-musique. Limpide.

Richard
Strauss

Derniers Lieder - (Schwartzkopf)

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Stravinsky

Petrouchka/Le Sacre du Printemps - (Boulez)
Deutsche Grammophon 435 762-2

L'adjectif qui vient immédiatement, c'est "flamboyant". Petrouchka raconte l'histoire de quelques marionnettes, en quatre tableaux. C'est rigolo, fou, inventif et certainement un peu acide. Si vous aimez ça, procurez-vous l'Oiseau de Feu. Le Sacre, ça rigole moins ! C'est une oeuvre maîtresse du XXème siècle. C'est fouillé, complexe, parfois doux, mystérieux et tendu (intro de la partie 2), souvent dantesque et superbement barbare. On se dirige tout droit vers la musique "contemporaine", mais la sensualité du Sacre devrait vous convaincre. La lecture de Boulez est... parfaite. Il a fait une version chez Sony, moins cher, et superbe, aussi.

Stravinsky

Symphonies - (Stravinsky)

J'aime ces trois symphonies pour plein de raisons. Parce que c'est l'auteur qui dirige, parce que c'est une musique qui est en quelque sorte un passage du classique à la musique contemporaine, pour le côté "acide", grinçant, brillant, avec les fameuses "facettes" rythmiques de Stravinsky, et, dans la Symphonies de Psaumes, pour les choeurs inquiétants...

David Sylvian

Gone to Earth

Celui-là est indiscutablement dans mon top-ten. S'il n'y a qu'un disque à choper pour vous dans cette page, c'est bien celui-ci. Avec Robert Fripp et quelques autres, une suite de chansons arachnéennes, automnales (c'est beau tous ces adjectifs non ?), à la limite d'un certain déséquilibre. On pourrait rapprocher ça d'un Bryan Ferry, mais dans la forêt, dans la nuit. La rythmique (basse/batterie) est incroyable, tout en étant élégante. La mise en place sonore est ahurissante. L'album s'enfonce petit à petit dans un calme brumeux, étrange, cristallin. Extraordinaire.

Talk Talk

Colour of Spring (1986)

Une sorte de perfection pop. Loin des new-waveries assez sucrées (mais mangeables) du début, on part ici dans l'acoustique : la batterie est prise "brute" (et quelle rythmique, avec la basse !), c'est plein de pianos et de mellotrons stéréophoniques. La voix de concombre de Mark Hollis vient se poser là-dessus avec des douceurs et des bonnes colères. La musique, au résultat, n'hésite pas à convoquer les grandes recettes à frissons : longueur des morceaux, choeurs d'enfants, crescendos. C'est parfait, éblouissant.

This Mortal
Coil

Filigree and Shadow

Le comble du "gothique" et de l'esthétisme musical. Un disque collectif, où se succèdent les voix les plus sensuelles, des soupirs, des hélicoptères, des feuilles mortes, des choeurs, des rythmes plombés, des rêveries et des pianos surréels. Les morceaux sont liés les uns aux autres par des bruitages ralentis, comme chez Pink Floyd, et c'est nocturne, triste et éblouissant.

Vangelis

Blade Runner

Voilà une musique "imbriquée" à son film. C'est sans doute le sommet de Vangelis. Les thèmes sont sompteux, la recherche sonore est permanente (les bruitages, les nappes). On oscille entre les envolées électroniques en cinemascope et d'autres plages littéralement "intimes". De drôles de chansons jazzy viennent accentuer le côté irréel. Quelques coups de génie, comme ce Memories of Green, romance pianistique déposé sur plusieurs couches d'électroniques énervantes et douces. Quelle sensualité !

Robert Wyatt

Rock Bottom

J'avais toujours lu que c'était un chef-d'oeuvre, et je me méfiais. L'histoire du batteur de Soft Machine qui tombe de trois étages et compose un monument sur son lit d'hôpital. J'ai acheté et j'ai mis des mois à comprendre. C'est un disque douloureux, fou, éblouissant, à écouter seul. Enorme !

Yes

Close to the Edge

"Qu'est-ce que c'est que ce truc de FOUS ?", me suis-je dis quand j'ai acheté Close to the Edge. C'est du rock progressif, mais on est loin des farfadets de Genesis : le son est âpre, rugueux, complexe, foisonnant. Chaque minute est complètement épuisante : le duo basse batterie (Squire/Bruford) est hallucinant, comme on dit maintenant, et le guitariste semble avoir bu 12 litres de café. Vous avez compris, c'est normal de trouver cette musique indigeste : les idées fusent de partout, le son est serré, ramassé, et les compos compètement farfelues (et ils ont fait pire, avec Relayer). Par dessus le marché, ils ne vous laissent aucun répit : le premier morceau dure... 18 minutes 50 !!! Bon courage : si vous traversez l'épreuve du "c'est bizarre", vous voilà avec un chef-d'oeuvre.

Neil Young

Harvest

Pourquoi ce disque se vend-il autant ? Mais je ne sais pas. Les mélodies ? La voix ? Les coups d'orchestres ? La pochette ? Tout est magique, là-dedans ! Achetez-vous ça pour le prochain été, et tombez amoureux dessus, tiens, pour voir.