J.L.

Jubilations Livresques




- Le critère de choix, ici, est la jubilation. Le genre de bouquin dont on a envie d'annoter la totalité, ou qui vous donne envie toutes les deux pages de danser des tyroliennes sur le balcon en chantant des youplala. Si.

- La plupart du temps, j'indique la version en poche, mais parfois je n'ai pas la pochette. Vérifiez !

- Pas de critiques ici, juste "l'idée que ça m'a laissé". Parfois, j'ai lu ça il y a longtemps. Soyez indulgent.

- Pour certains livres, je ne me souviens plus. Par exemple, j'ai omis Kundera, qui m'a bien servi quand j'étais vingtenaire, pourtant. C'est parti.


















L'auteur n'évite pas une certaine complaisance, mais j'admire le type d'humour ici développé (par exemple, les personnages disent souvent ce qu'ils pensent, même si c'est épouvantable), la lucidité impeccable, et la science de la situation en trois coups de crayon. Epatant.








Le seul à parler de l'amour objectivement. C'est parfois cruel, ou hilarant. Si vous êtes une jeune fille romantique, vous allez détester, ou tomber des nues, ce qui vaut peut-être mieux. Alberoni a écrit bien d'autres livres sur ce thèmes, en poche pour la plupart...








Que dire des Fleurs ? C'est un gigantesque chef-d'oeuvre...








Les bouquins de Bernhard vous happent, tous, mais celui-ci, un de ses derniers, est un vrai fleuve, la perfection d'un art. Extraordinaire...








Les Pléïades de Borges sont les bouquins d'une vie, presque infinis. Articles, poèmes, nouvelles, tout ici respire la jubilation, l'intelligence joueuse. Effarant.








Passionnant, rigolo à lire (et à raconter aux autres : livre à lire à voix haute). On y raconte tout ce qu'on a inventé. Magnifique !








Percutant, parce que double plume : les auteurs se régalent et se déchaînent contre la sexualité formatée et basée sur la performance orgasmatique. Très rigolo, parfois, et souvent surprenant.








Calmes et méthodiques descriptions des camps en Sibérie, où fut enfermé l'auteur.








Belle du Seigneur, je l'avais sans le lire, tout le monde disait que c'était un chef-d'oeuvre, patati patata. Lu, c'est encore plus énorme que ce qu'on m'en avait dit, mais pour d'autres raisons que j'imaginais, puisque la "grande histoire d'amour" ici présente se mêle à la conscience de son ridicule, et à diverses préripéties hilarantes. Témoigne d'une grande et belle connaissance de la nature humaine. Splendide !








A consulter tout le temps. Grande intelligence du cinéma, partis pris francs, c'est du grand art.








J'achète tous les "triples volumes" (Poids Lourds, y z'appellent ça). Me fait mourir de rire, en trois planches. Et presque aucune faute de goût. C'est du génie ou je n'm'y connais pas.








Base de départ quasi infinie pour la lecture de livres d'histoire. A consulter dès qu'un machin politique compliqué se déroule quelque part.








Peut-être le livre le plus jubilatoire de toute cette page. S'il y a un artiste à qui j'aurais bien aimé ressembler, c'est bien Brian Eno ! C'est passionnant, et souvent très drôle.








Faulkner est quasi insoutenable de densité. C'est fabuleusement écrit (et divinement traduit). Je le lis comme une liqueur forte. Le plus grand style jamais inventé.








Ecrit à l'Américaine, c'est très enthousiasmant et trés documenté. On explique ici que l'humanité va changer d'un seul coup ("paradigme") quand il y aura assez de gens "du verseau". Jubilatoire, surtout lorsqu'on invente comme ici un futur optimiste.








Le meilleur ouvrage de voyage que je connaisse. Instructif, juteux, souriant. Superbe.








Entretiens avec un esprit en mouvement.








Deux grosses têtes parlent de cinéma. Passionnant et souvent drôle.








Livre sur la luxure, animé par une haine absolue des hommes. Impossible de lire plus d'une page à la fois : ce qui s'y passe est épouvantable, et écrit dans un style coupant et heurté. Stupéfiant.








L'auteur, la quarantaine, est trop âgé pour "faire la guerre". Il s'agit donc du Journal d'un officier Allemand en France occupée. Il "suit" le front, puis réside à Paris. Plus ou moins mêlé à l'attentat contre Hitler, il est consigné en Allemagne, où il assiste à la défaite de son camp, puis à l'arrivée des Américains. Un intermède en Russie. Inoubliable.








Eumeswil est le roman de l'Anarque. Très dense, "serré", autour d'un personnage analytique fascinant. Orages d'Acier raconte la guerre 14 de l'auteur. Chasses Subtiles (existe en poche aussi : 10/18évoque sa passion (l'entomologie) tout en migrant en permanence vers d'autres domaines, le voyage, les mythes, l'enfance, etc...








Kipling : Contes des Collines








Celui-ci ou un autre. Les aphorismes de Lichtenberg associent cruauté et intelligence analytique. Redoutable et hilarant.








Même si les thèses développées par l'auteur ont parfois été invalidées, la période historique est naturellement fascinante, et l'analyse faite ici est un régal continu : hauteur de vue, pertinence, clarté, etc... Du grand art.








Jubilatoire ouvrage de "management" bourré de bonnes idées, de bons sens et de citations édifiantes. Me plaît aussi infiniment car recherche d'une "troisième voie" (les auteurs classent les actifs en trois catégories : les carpes (qui s'écrasent, se cachent), les requins (qui veulent vaincre), et les dauphins (qui mutent, font aller leur tête, jouent et sont élégants). Chapeau.








Cent Ans de Solitude








Gros ouvrage, et tout y est, de l'élection de Lincoln aux personnalités des généraux, des grandes batailles aux problèmes politiques. C'est passionnant, divinement traduit, et ouvre bien des portes (on peut coller à ce livre une bio de Lincoln, un ouvrage sur l'esclavage noir aux USA, un autre sur les noirs américains au XXème siècle, etc...).








Il me semble impossible de "lire" Nietzsche, pensée monstrueuse, quasi infinie, et fragmentée. J'ai pourtant dévoré le Gai Savoir. L'autre est là pour consulter, régulièrement. Rigoureusement indenspensable à tout esprit vivant.