Non la simplicité, ce qui n'a pas de sens,
mais la complexité modeste et secrète.

J.L. Borges L'Autre, le même


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Cul-cul la praloche




Préambule


Définitions et constatations

  • Ce qui est cul-cul la praloche nous fait sourire : ce qui devait être émouvant devient ridicule.
  • Rien n'est cul-cul la praloche en soi : ça le devient dans l'esprit de celui qui observe. C'est ainsi, on construit sa propre réalité !
  • Il faut bien faire attention. Le kitsch, c'est une sorte de cul-cul la praloche à valeur ajoutée. L'observateur du kitsch est content, alors que devant un truc que l'on trouve cul-cul la praloche, on est plutôt contrit.
  • Dans un autre sens, il y a des choses sur cette terre qui sont TELLEMENT cul-cul la praloche qu'elles en deviennent inintéressantes. Il s'agit en général de cul-cul la praloche qui sait très bien qu'il est cul-cul la praloche. Ex : les chansons de Frédéric François, les concours de miss, ou les romans Harlequin. Ces univers-là sont codés, et pas drôles. On ne parle pas de cela dans cette page...
  • On en vient à dire, chers amis, que ce qui nous intéresse ici, c'est le cul-cul la praloche INVOLONTAIRE.
  • L'arme la plus répandue pour le cul-cul la praloche, c'est le lieu commun. Les pires lieux communs sont souvent des métaphores.
  • On peut éventuellement dire que le cul-cul la praloche apparaît toujours quand quelqu'un se met à ne voir que le côté sérieux de quelque chose. Bien entendu, comme dit Borges en haut de cette page, rien n'est aussi simple...
  • S'interroger sur le cul-cul la praloche, ça revient, en fait, à s'interroger sur ce qu'on trouve moderne. Il faut à tout prix lire les deux livres de Guy Scarpetta : L'Impureté et L'Artifice (chez Figures/Grasset), dans lesquels on danse avec ces concepts. Il faudrait faire une anti-page à la suite de celle-ci...
    Il semblerait que le livre de René Girard, Mensonge Romantique et Vérité Romanesque, soit capital pour la compréhension des idioties romantiques. Merci à Yann Schwartz pour le tuyau.
  • Tout de même, souvent, les tentatives de lyrisme cul-cul la praloche sont pleines de naïveté, et ça a quelque chose d'attendrissant. Il convient donc de feuilleter la page cul-cul la praloche avec une pointe d'attendrissement pour les pauvres épinglés...

  • La Poésie de Guillevic et autres barbus.



    "Qui a rejeté son démon
    nous importune avec ses anges".
    Henri Michaux.

    Bobin et les émerveillés.



    Le New Age et les "demain l'extase".



    Dieu : la carotte pour faire avancer l'âme.
    B. Leblanc-Halmos

    Les Catholiques, Sa Lumière En Majuscule.



    "Le souci de sa propre image,
    voilà l'incorrigible immaturité de l'homme".
    Milan Kundera, L'Immortalité

    Le rap et autres vindicatifs donneurs de leçons.



    Le kitsch et autres frivolités.



    "Pour la première fois,
    depuis le commencement du temps historique,
    des hommes fuient la musique".
    Pascal Quignard

    Le Hard Rock et autres méchants d'opérette.



    Tchaïkovski et les dégoulineux.




    "Chacun veut être représenté comme quelqu'un d'heureux,
    jamais comme quelqu'un de malheureux,
    toujours comme quelqu'un de totalement falsifié,
    jamais comme celui qu'il est en réalité,
    c'est-à-dire toujours le plus malheureux de tous".
    Thomas Bernhard

    Les photographes jolis.



    "Je trouve que la télévision est très favorable à la culture.
    Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis".
    Groucho Marx

    Les clips vidéo.




    jp@maison-page.net pour m'écrire.


  • Arnaud m'épingle, et il a bien raison : Ces remarques m'ont un peu obligé à mettre des préambules adoucissants. Bien entendu, on est toujours soi-même un peu cul-cul la praloche. Aïe ! Quand au point de vue, il n'est pas définitif, cette page est un jeu...


  • Olivier est plutôt d'accord avec moi : Olivier n'est pas sympa avec Mr Chopin. Dans le groupe fr.rec.musique, on cite aussi Mozart et Vivaldi. Quelqu'un emploie le mot nunuche, qui veut bien dire ce que ça veut dire...


  • Cathryn emploie une juste métaphore : C'est bien vu ça, non ? C'est tout le problème de savoir ce qui sonne juste. Le sérieux (celui qui est cclp) et le comique (pour l'observateur du cclp) semblent danser ensemble dans cette paginette, ce qui peut-être vexant, ou rigolo, ou pire : propice à la pitié...


  • Angeline n'est pas contente du tout. Voilà pourquoi :
  • Jérôme me parle de TARTES (allez voir les lianes) :
  • Julia a eu l'occasion de se frotter au VRAI cul-cul la praloche : Oh la pauvre Julia !
  • Pour finir, un mot de l'association de la préservation du patrimoine interculturel du patois lorrain :


  • Enfin, une lettre anonyme de quelqu'un qui, entièrement baigné de compassion zen et d'amour catholique, me bénit anonymement et me souhaite, à la fin, de devenir vieux (oui, j'aimerais ça, en fait, devenir vieux) :

    Je ne comprends pas : dans cette page, je ne me compare pas à un maître zen ! Et puis JUSTEMENT, je pense que l'on peut être joyeusement chrétien sans croire en Dieu. Je suis tout, sauf matérialiste, et suis plutôt adepte d'une éthique sans tout le folklore et baratin. Bref, l'attaque n'est pas perfide : ce que me dit cet être humain anonyme ne me concerne pas. Il a dû lire une autre page...