Vol. 1


Vol. 2





Farist Vol.1 : Musique pour le cours de danse


( Réf : MSI-BSCD 00394 )

1. Yuleska
2. Robots Amoureux
3. L'Arbre du Cimetière
4. Lune d'en Face
5. Quentin et ses Micromachines
6. Quick-Eyed Happy Centaurs
7. Phalène Sanctuaire
8. Email Papillon
9. Archange Aveugle
10.Mosaïca Velvet
11.Gulka !
12.La Consolation du Folletti des Blés
13.The Night
14.Longues Jambes Chasseresses
15.The Perfect Breather
16.L'Araignée Ruban
17.Un Coeur vierge
18.Ariane Amazone
19.Cyber Plombiers
20.La Stratégie de l'Escalier
21.Klaerio et la Machine
22.Camille Claudel, la Mariée de l'Oubli

    Durée totale : 69'22'
FARIST Vol.1

  • 1. Yuleska, c'est typique de ce que je faisais quand j'étais petit. Tourner autour d'une mélodie, en empilant les sons un à un : un vibraphone, des voix, des cordes d'orchestre.

  • 2. Robots Amoureux, c'est une autre façon de faire. On pourrait appeler ça "transition et décalage" : il s'agit de faire tourner une mélodie, mais en la recopiant plus haut ou plus bas. C'est l'histoire de deux robots amoureux dans un cargo spatial, dans une coursive dont l'un des murs est une immense baie vitrée, à la grande lumière d'un soleil du bout du monde, deux robots s'enlacent, s'aiment. Ben oui.

  • 3. L'Arbre du Cimetière, paisible et lumineux au bout d'une allée de graviers. La lumière : le soleil d'automne, quand il commence à percer le brouillard... Les choeurs qui interviennent au milieu du morceau sont samplés sur un CD de chants orthodoxes russes. Faire varier différents accords autour des trois notes de ce choeur est une vieille recette de musicien...

  • 4. Lune d'en Face (c'est le titre d'un poème de Borges) est encore un crescendo (c'est une maladie chez moi), que j'ai composé à toute vitesse dans une espèce de transe bizarre.

  • 5. Quentin et ses Micromachines est un peu raté, mais c'est un style que j'adore pratiquer, les trucs brisés et rebondissants à la Mike Oldfield. C'est l'histoire de Quentin qui dans son atelier ensoleillé perd le contrôle d'une de ses machines...

  • 6. Quick-Eyed Happy Centaurs : Deux copains centaures courent comme des fous en riant, le long de la lisière d'une forêt. Lumière : soleil du soir rasant et encore chaud, l'odeur des moissons (pourquoi je VOIS toujours des trucs en faisant mes musiques, moi ?).

  • 7. Phalène Sanctuaire, que j'ai fait pour jouer avec une flûte traversière grave. Ca donne cette "chose" lente et triste.

  • 8. Email Papillon, des vibraphones, des pianos, un orgue.

  • 9. Archange Aveugle vient d'un rêve : Un motard le soir arrêté le long d'une route traversant une forêt (encore ?). Inondé de lumière orange il regarde le soleil qui se couche. C'est sans doute un vampire.

  • 10. Mosaïca Velvet : Vieux morceau évoquant pour moi un temple chinois désert, en haut d'une montagne, dans un air froid brouillard et soleil, avec rubans, brise frissonnante et fillette perdue dans la contemplation de la vallée, lointaine, immense, ensoleillée. Ca ressemble peut-être trop à du Oldfield.

  • 11. Gulka ! était l'ouverture d'une extraordinaire pièce de théâtre : Cendres de Cailloux, de Daniel Danis (Actes-Sud Papiers), qui est québécois. C'est ça que j'appelle les "singing machines" (ces VOIX irréalistes). Cette valse des enfers a eu un succès fou, et j'en suis très fier ! ;)

  • 12. La Consolation du Folletti des Blés : Une fillette pleure la tête dans les genoux à l'heure déserte de la sieste, en Italie, devant un champ de blé solaire. Le Folletti, petit lutin avec un chapeau rouge, s'approche et la console en dansant devant elle. C'est une valse triste, qui monte, monte... Si je refaisais la pochette, je dédirais ça à Lara.

  • 13. The Night, dont j'aime la mélodie mais pas du tout les arrangements. Trop long, désolé ! La vision : une jeune femme s'éloigne d'une fête dans un château, et s'en va marcher dans le parc, la nuit...

  • 14. Longues Jambes Chasseresses, c'est les boucles d'or, tatatititaataa. Je tiens le titre d'Albert Cohen. De la musique répétitive, un hommage à Phil Glass.

  • 15. The Perfect Breather est un vieux morceau aussi que j'ai eu du mal à recycler, c'est encore une singing machine, comme si les instruments se forçaient, enfin je ne sais pas bien exprimer ça. J'aime ce côté mécanique, systématique, "exagérant" pourrais-je dire. Ca pourrait être du Michael Nyman, en plus brisé.

  • 16. L'Araignée Ruban plaît à tout le monde. Vague, merveilleux, comme inachevé. Dans la forêt, dans le théâtre des lutins, le rideau s'ouvre sur une grande araignée lourde et élégante, qui danse lentement devant l'assemblée médusée. Des rubans multicolores dansent avec elle...

  • 17. Un Coeur Vierge.Toujours pour Cendres de Cailloux, une musique de bal (classique, piano et orchestre) qui tourne au drame. J'aime les mélodies entrelacées de ce morceau. Ca évoque pour moi ce bal, des bancs de bois, la forêt toute proche, le ciel bleu puis assombri, une fin de vacances...

  • 18. Ariane Amazone : Une source, une forêt, une amazone. Composé pour Cendres de Cailloux. Il s'agissait d'une femme seule dans la forêt qui allait s'unir à une source jaillissante, criant son plaisir à la face du monde de la forêt. C'est la musique d'Arizona Dream qui m'a donné envie de faire ce morceau.

  • 19. Cyber Plombiers : Pour rire, comment faire un morceau sans basse, avec 4 instruments (attaque de flûte, accordéon, voix et cordes) et une batterie. J'aime cette polyphonie faite avec un synthé à 500 balles...

  • 20. La Stratégie de l'Escalier, crescendo, j'avais composé ça pour le mariage d'un pote. Un entrelacement de cordes d'orchestre. Heureusement, le copain n'a pas utilisé le morceau ;-)

  • 21. Klaerio et la Machine est sans doute un peu prétentieux. C'est encore l'histoire d'une machine qui déchire la pelouse et émerge, se DEPLOIE et grandit au milieu d'un univers enfantin, pour finir par tout envahir. C'était pour un ballet que j'ai composé ça. A quoi comparer ça ?

  • 22. Camille Claudel est sur le vol2


  • Farist Vol.2 : La Mariée de l'oubli


    ( Réf : MSI-BSCD 00795 )



    1. Lutins de l'Eolienne
    2. Tien An Men
    3. Cirque Triste
    4. Pauvre Orphelin
    5. L'Idiot du Village Global
    6. Ichtya Endormie
    7. Jardin Noir
    8. Camille
    9. La Rencontre
    10.Machine a Rondes
    11.Kappernwood
    12.Landlight
    13.Seymour
    14.Survol
    15.Prélude à la Guerre des Aigles
    16.Oiseau & Silex
    17.Spider of Heldon

      Durée totale : 74'
    FARIST Vol.2

  • 1. Lutins de l'Eolienne est un peu de la même famille que Klaerio : une musique enfantine qui se met à s'alourdir, l'histoire, encore, d'une machine qui enfle. Pour moi, ce morceau s'est appelé "SSSR Trachae Rising", puis "L'Invasion des Canards Mécaniques", ha ha ! J'ai essayé de faire un truc enfantin, rigolo, qui grandit, devient énorme, comme un Godzilla canard. C'était aussi la recherche entre le grandiose et le ridicule, le balourd. Si, j'ai le droit !

  • 2. Tien An Men, un gros crescendo des familles, chinois, pour un ballet de Valérie (qui cosigne les Farist). On joue sur les lieux communs, au début, et on finit sur une bonne grosse pulsation de xylophones travaillé par des orchestres... Sur scène, ç'avait un impact inattendu, avec des drapeaux et des drames.

  • 3. Cirque Triste est pour une chorégraphie aussi, une sorte de tango nocturne, un peu mécanique, avec de drôles de sons ridicules, jusqu'à ce que les projecteurs s'allument. Je vois le cirque la nuit, un cirque de Fellini. Une petite tente, une boîte à musique, une petite fille qui regarde une danseuse miniature. Dehors, il finit de pleuvoir, et les nuages noirs passent devant la lune...

  • 4. Pauvre Orphelin, c'est encore une histoire de petite machine qui s'éveille, un réveil qui donne l'énergie à d'autres trucs qui dansent ensemble. La fête ! Les aiguilles à tricoter qui dansent avec le dé à coudre, la lampe qui se marre, les fleurs qui font de la trompette.

  • 5. L'Idiot du Village Global, un reggae pour rire, copier coller et décaler harmoniquement, clarinette et électroniques en escaliers. Excusez-moi, faut que je me lève pour danser. Ce morceau, c'est un gros bout de bonheur simple, à écouter fort !

  • 6. Ichtya Endormie. Ichtya est un bébé araignée qui a eu peur de l'orage. Plus tard, fatiguée, elle s'endort sous une feuille, avec une goutte d'eau, au bout. C'est un petit orgue de barbarie qui danse avec un koto samplé, et un jeu simple avec la réverbération.

  • 7. Jardin Noir est plus "atonal", une sorte de cauchemar lent. J'ai vu un homme en blouse blanche dans un jardin au crépuscule, les branches noires, et on entend le cri du renard...

  • 8. Camille et...

  • 9. ...La Rencontre, ont fait gagner tous les prix et concours de danse contemporaine à Valérie Verneau, ma chorégraphe préférée. Moi, j'étais fier, d'autant que les choeurs étaient sur scène (trois hommes et trois femmes).
    Camille était au départ conçu comme une démonstration de ce que je pouvais faire avec des sons de choeurs. Anyway, j'ai toujours aimé faire ce genre de truc, qui ressemble à du classique, mais avec des sons impossibles, mécaniques. La Rencontre est une valse/crescendo, avec un bon vieux mellotron, un tambourin et un piano bastringue...

  • 10. Machine à Rondes est un exercice, une douce bataille entre la tonalité et la dissonance. Quatre accords "pointus" introduisent des mélodies successives, perpétuellement au bord de la fausse note. Ceci amène à une danse rapide et curieuse du XIXème en 3/4, qu'on appelle "polonaise", qui ralentit en scintillant. Les déséquilibres piano/cordes du début reviennent, mais se "résolvent" dans la fin pulsée.

  • 11. Kappernwood est un petit truc basé sur une pulsation de marimbas.

  • 12. Landlight : Pour les petits, un morceau qui s'appelait Soleil : un vibraphone chantant.

  • 13. Seymour : Les sons électroniques y sont envahis par des mélodies tournicotantes.

  • 14. Survol : Une autre direction que j'aimerais prendre. C'est quand même un peu pompé sur Iceland de Richard Pinhas, ce "romantisme machinique". Tu me pardonnes Richard ? ;)

  • 15. Prélude à la Guerre des Aigles : Deux accords et une flûte turque samplée, plainte/vent...

  • 16. Oiseau & Silex, quatre notes perdues tournent dans le désert.

  • 17. Respiration : des synthétiseurs froids dessinent dans le noir...